Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu remarquer que je postais pas mal de photographies de hockey sur glace. J’ai pu allier ces deux plaisirs que sont pour moi la photo et le hockey. Dans ce billet, je désire vous filer quelques astuces qui m’ont bien servi.

Cette passion pour le hockey

Je me passionne depuis mon plus jeune âge à ce sport collectif, le plus rapide du monde. Si je devais définir le hockey sur glace en quelques mots, ce serait : vitesse, contact, dépaysement et spectacle.

Fervent supporter des brûleurs de loups, je me suis mis en tête d’essayer de les photographier un jour. J’ai eu le plaisir de sympathiser avec Fabien Baldino, photographe officiel de l’équipe, qui m’a donné cette envie et m’a permis de l’assouvir. Je tiens donc à le remercier pour ce qu’il a fait pour moi, merci Fab 😉

J’en profite également pour vous partager quelques clichés qu’il a spécialement sélectionné pour l’occasion.

Après avoir échangé avec Fabien sur les astuces/réglages de ce genre de photographie, je suis arrivé dans cette patinoire Pôle Sud, l’antre des brûleurs de loups, avec mon baluchon et tout mon matériel photo pour enfin pratiquer.

Un 70-200 mm F/2.8, le meilleur compagnon

Du coup, je me suis équipé de mon Nikon D7100 qui fait encore bien l’affaire couplé avec l’objectif Nikkor 70-200 mm qui ouvre à F/2.8 ! D’ailleurs, la quasi totalité des photographes présents utilise cet objectif allez savoir pourquoi… Fabien utilise également de temps en temps une focale fixe de 300 mm qui ouvre à F/4

 

 

Vu le piqué et la qualité rendue par le 70-200 mm F/2.8, ce dernier s’avère être le meilleur compagnon. Il reste également abordable en terme de prix.

Du coté du boitier, il faudra cependant penser à prendre un appareil qui se défend bien dans la montée en ISO. J’y reviendrai plus tard de ce billet. J’ai également amené un monopode mais il s’est avéré vraiment inutile.

Trouver la bonne position ?

Trouver la bonne position n’est pas si facile que ça. J’ai pu vadrouiller dans l’ensemble de la patinoire afin de trouver un point de vue qui offrirait le plus de possibilités (gradins inférieurs et supérieurs, bord de glace…).

Même si le bord de glace apparaît comme l’endroit privilégié pour photographier les hockeyeurs, j’ai eu un mal fou à pouvoir faire les cadrages qui répondaient à mes attentes. Je peux même vous avouer que j’en ai chié lol… Il faut faire preuve d’une réactivité certaine et c’est vraiment hard.

Du coup, je suis allé faire un tour du coté du banc des joueurs. C’est en effet le meilleur spot pour pouvoir faire quelques portraits des sportifs. Le seul bémol c’est qu’on en oublie vite le jeu et on ne se focalise plus sur les actions.

Pour me centrer sur ces actions de jeu, j’ai donc décidé de prendre un peu de hauteur et de recul. Je suis donc allé me poster non loin du staff qui analyse le match, la caméra et commentateurs de Fanseat. C’est sans doute l’endroit que je préfère, on a du recul et une jolie vue sur l’ensemble pour pouvoir immortaliser ce qui nous intéresse.

Laisser de côté le RAW et miser sur le JPG !

Comme je l’ai dit un peu plus haut, le hockey sur glace est le sport le plus rapide du monde. Il devient donc nécessaire de s’adapter à la vitesse du jeu et d’avoir la meilleure cadence possible en matière de rafale.

Je vous conseille donc de mettre de côté le format .RAW et de vous tourner vers le .JPG en vue d’optimiser la vitesse d’écriture (même avec des cartes Sandisk Extreme) . En effet dans ce genre de photo, il faut que ça dépote et on n’a pas vraiment le temps de patauger…

Lumière et vitesse, en avant les ISO !

Les patinoires ne se ressemblent pas toutes en matière d’éclairage. Ici à Grenoble, on la chance d’avoir un éclairage puissant mais qui diffère dans la balance des blancs sur certaines zones.

La vitesse est la clé dans ce genre de photographie. Il devient donc nécessaire d’optimiser la montée en ISO pour pouvoir photographier à la vitesse nécessaire. D’où l’importance d’avoir un boitier qui monte bien ISO et dont le bruit est peu présent pour un meilleur rendu.

Lors des actions de jeu, il faudra opter pour le mode priorité à la vitesse et ensuite passer en manuel lorsque vous serez vraiment à l’aise. N’hésitez pas à jouer avec le curseur de correction de l’exposition, ça aide vraiment pas mal. Pour ma part, il était presque à fond.

Etant un inconditionnel du mode priorité à l’ouverture, j’ai réalisé quelques clichés pendant les temps morts et changements de lignes. Mais il ne faut pas se le cacher, ce qui aide vraiment c’est cette ouverture constante à F/2.8.

J’espère vous avoir convaincu de vous intéresser un petit peu à ce sport trop méconnu en France et à la pratique de la photo. Il me tarde la saison prochaine pour aller encourager les brûleurs de loups et faire un peu de photo. A très vite 🙂


Julien

Papa trentenaire passionné par les nouvelles technologies depuis son plus jeune âge.

5 commentaires

Julien · 26 avril 2018 à 19 h 46 min

J’en profite pour vous partager l’excellent commentaire laissé par Loïc Cousin, le photographe officiel des Boxers de Bordeaux !
« Bel article ;).

Pour ma part, étant photographe des Boxers de Bordeaux, je le confirme, « toutes les patinoires ne se ressemblent pas » et vous avez de la chance à pôle sud pour les photos.

je tourne à mériadeck à 5000 isos pour une vitesse de 1/640s en f2,8 , alors que j’étais à 2000 isos pour une vitesse de 1/1250s en f2,8 à pôle sud à l’occasion du match 7.

Pour ma part à pôle sud, ce que j’ai préféré c’est être à la limite banc/plexi pour gagner en qualité de photos sans le plexi.

Vous avez la chance d’avoir une belle lumière blanche, bien basse et régulière à toute la glace. La chance aussi d’avoir des plexis relativement propres, avec peu de reflet.

Fabien Baldino est un ami, et nous avons enfin eu la chance de nous rencontrer lors de ce match 7 😉 , un très bon moment.

Concernant le matériel, effectivement il faut un boitier qui supporte les isos si on monte beaucoup, et pour l’objectif 70-200 f2,8, il est abordable si on tape chez tamron, sigma, ou dans de l’occasion car j’ai celui de chez nikon, bah ca fait mal au cu** même si derrière le résultat est top.

En tout cas, ca fait plaisir à lire comme petit article 🙂 .

Bye

Loïc (Slap’On Graphie) »

Je vous partage également sa page Flickr

Sebastien · 30 avril 2018 à 17 h 11 min

Article très intéressant qui change un peu. J’ai bien aimé la façon dont tu l’as écris et vive le hockey sur glace.

    Julien · 11 mai 2018 à 21 h 27 min

    Hey merci pour ton retour Seb ! A bientôt

Fan des BDL · 30 avril 2018 à 17 h 13 min

Super article MsieurSub et en plus avec les brûleurs de loups. Ici, ici…c’est Grenoble

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